La Grande Guerre vécue par d'illustres indriens

28 juin 1914 : l'attentat de Sarajevo contre l'Archiduc François Ferdinand, héritier de l'Empire d'Autriche Hongrie, déclenche une succession d'évènements qui mènent à la guerre.

Dès le 25 juillet 14, des mouvements de troupes s'opèrent en France : rappel des généraux et chefs de corps permissionnaires, puis vient le tour des appelés en permission.

Le 30 juillet : le chef d'état major Joffre réclame à Adolphe Messimy, Ministre de la Guerre, l'ordre de mobilisation mais celui-ci lui est refusé.

ordre mobilisationOrdre de mobilisation paru
dans l'Écho des Marchés du Centre
du dimanche 2 août 1914
Devant la fermeture des frontières allemandes le 31 juillet, il obtient le déploiement de troupes de couverture, c'est-à-dire affectées à la surveillance des frontières et des voies de communication. C’est ainsi que le premier mort de l’Indre - Jean Tauvy, 46 ans, originaire de Malicornay - est tué, dès le 2 août 1914, non pas dans l’est de la France mais à proximité du pont de Chabenet.

Le 1er aout 1914 : l'ordre de mobilisation tombe à 15h55. Un télégramme, envoyé à 16h précises, informe les chefs de corps, de divisions et de régiments mais aussi les préfets qui relaient l'information auprès des sous-préfets et des maires. L'ensemble de la population est informé le jour même par des affiches imprimées, déjà à dispositions dans les mairies depuis 1904 (seule la date restait à compléter), placardées sur la voie publique, dans chaque commune, puis le tocsin est sonné par toutes les cloches de France.

Mais qui dit mobilisation ne dit pas guerre. Il faut attendre le 3 août 1914 pour que l'Allemagne déclare la guerre à la France.

Ce conflit armé va durer quatre ans et, même si l'Armistice est signé le 11 novembre 1918, commence alors une longue bataille diplomatique qui aboutit à la signature de différents traités dont le Traité de Versailles, signé le 28 juin 1919 (date choisie en référence à l’attentat de Sarajevo) entre les Alliés et l'Allemagne. Il faut cependant attendre 1923 pour assister à un retour à la « paix ».

Tous les Français sont affectés par la guerre, quel que soit leur statut social ; qu'ils soient mobilisés ou non, cette dernière va marquer leurs esprits et façonner leur manière de vivre et de penser. Beaucoup vont vouloir témoigner de ce qu'ils ont vécu et de l'enfer des tranchées.

affiche gde guerreAffiche de l'exposition
La Grande Guerre vécue
par d'illustres Indriens
Parmi eux, des Indriens de naissance ou d’adoption, déjà célèbres en leur temps, tels que pdfCamille Berthet, pdfMaurice Brimbal, pdfLéon Broquet, pdfGaston Chéreau, pdfCharles Compodonico, pdfJean Giraudoux, pdfFernand Maillaud, pdfMarc Michon, pdfBernard Naudin, pdfBenjamin Rabier, pdfEdme Richard, pdfRaymond Rollinat, pdfGuy Vanhor ou pdfJules de Vorys, qui ont laissé une multitude de témoignages de ce qui devait être « la Der des Ders ».

Ce dossier et l'exposition La Grande Guerre vécue par d'illustres Indriens qui s'est tenue du 4 novembre 2014 au 10 janvier 2015 à la Médiathèque Équinoxe s'inscrivent dans les commémorations du Centenaire de 1914.

Tous les documents présentés sont issus des collections patrimoniales de la Médiathèque Équinoxe, à l’exception des documents relatifs à Benjamin Rabier et Marc Michon ainsi que les tableaux, gracieusement prêtés par des collectionneurs ou les familles des artistes.

Les biographies établies sous forme de fiches de registres matricules retracent l'engagement pendant « la Der des Ders » de ces celèbres Indriens qui ont laissé des témoignages exceptionnels de cette triste période.

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