Pierre Pouchairet

Alerte info : Pierre Pouchairet, ancien flic et auteur de polar vient d'être mis en examen à la Médiathèque Équinoxe de Châteauroux.

Vous auriez aimé y assister, vous avez aimé le rencontrer…

Petit retour en arrière… sur la rencontre de Pierre Pouchairet avec les lecteurs du Réseau des Bibliothèques de la Ville de Châteauroux, le 26 octobre 2017.

Procès verbal du 26 octobre 2017

Médiathèque Équinoxe de Châteauroux

photo1 photo2photo2

Pierre Pouchairet, bonsoir. Merci d'avoir répondu à notre invitation. Nous allons procéder, si vous le voulez bien, à votre interrogatoire.
Premières questions qui s'imposent pour un interrogatoire, je vous demanderais : Nom, prénom, âge, adresse, profession ?

- Pouchairet
- Pierre
- 60 ans
- Auteur de polars

Vous avez passé votre jeunesse en Berry, qu'est-ce qui prédisposait le jeune Berrichon que vous étiez à embrasser une carrière dans la police ? Est-ce votre expérience de surveillant au Lycée Blaise Pascal de Châteauroux qui a influencé votre carrière professionnelle ?

Marié jeune, j’étais père de famille à vingt ans. J’étais en fac à Tours en AES, je ne sais pas si ça existe toujours, cela préparait surtout à des concours administratifs. J’ai donc listé plusieurs orientations possibles dans l’administration. Policier, ça me semblait un moyen de ne pas être dans l’ordinaire des horaires de bureau et d’un travail répétitif. Premier concours passé, succès. Je n’ai pas cherché ailleurs.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours professionnel ? Pensiez-vous qu'être policier allait vous mener aussi loin ?

photo4

Il y a des multitudes de métiers dans la police, mais n’y connaissant rien, je ne le savais pas. (Rires) Non, être surveillant dans un lycée ne crée pas une vocation de policier et ce n’est pas non plus la première marche vers la police. J’étais comme tout le monde, ce que je savais de la police, c’était ce qu’on voit dans les films, c’est-à-dire une réalité déformée. Toujours est-il que j’ai eu la chance de commencer ma carrière en Police judiciaire et dans un des plus beaux services de France, la PJ Versailles. Affecté comme inspecteur dans un groupe criminel, j’ai participé à quelques belles affaires de l’époque, la traque d’Action directe, par exemple.

Après six ans, j’ai eu envie de changer de région. Direction Nice, encore en PJ, mais aux Stups cette fois. Une ambiance très différente de la crime. Cela a été ma meilleure période dans la police. J’y suis resté douze ans et j’ai terminé comme chef d’une équipe d’enquête. C’est ce passé qui inspire une grande partie de mes livres. Mais les Stups, ça a un revers, on y prend des habitudes « salissantes ». Dans une carrière il est toujours bon de savoir à un moment tourner la page et avancer.

Ma chance a été qu’un ancien chef de service, devenu directeur de l’Office des Stups, me propose de représenter son service à l’étranger. Ce fut le Liban puis la Turquie, trois ans dans chaque poste. Le rôle des policiers placés à l’étranger est d’entretenir les meilleures relations avec les homologues locaux de manière à identifier des trafics en amont ou à réaliser des enquêtes communes. Après six ans, retour en France, à Grenoble où, passé commandant, j’étais l’adjoint du chef et je dirigeais la Section Criminelle. Je devais y rester plusieurs années, mais cela n’a pas été le cas.

Un poste venait de se créer à Kaboul, les candidats ne se pressant pas au portillon, le Ministère de l’Intérieur a pensé à moi. Étant divorcé, père d’une fille de presque trente ans, j’étais disponible et je n’ai pas hésité longtemps. Et voilà, quatre ans et demi à Kaboul. De bons et de mauvais moments, parmi les bons, la rencontre de Kristell, premier pacs de Kaboul et mariage à notre retour dans le Berry… à Crozon sur Vauvre.

Après ça, un dernier poste, Almaty au Kazakhstan alors que ma femme partait à Naplouse en Cisjordanie… À 55 ans, ayant la possibilité de prendre ma retraite, j’ai décidé de jeter l’éponge et de la rejoindre dans les territoires occupés. Trois années là-bas. Et là, nous venons de passer deux ans en France et c’est reparti pour le Cameroun cette fois.

Évoquons maintenant votre parcours d'auteur, si vous le voulez bien…
Vous publiez votre premier roman Son Excellence en 2013 chez Publibook. Pourquoi l'avoir publié sous le pseudo de Pierre Mournet ?

couv excellenceSon Excellence

Ce livre était un « gag », le texte initial n’était pas publié, j’en ai imprimé une dizaine d’exemplaires que j’ai donnés à des collègues d’ambassade. Il dénonçait sous une forme humoristique les excès de pouvoir de certains diplomates à l’étranger. Puis cela m’a amusé, mais je ne pouvais décemment pas indiquer le pays où cela se passait et si j’avais indiqué mon nom, on aurait pu chercher à identifier la ou les personnes qui m’avaient inspirées, voilà pourquoi j’ai pris un pseudonyme et aussi pourquoi je n’ai pas cherché réellement d’éditeur. J’ai eu la chance que Publibook me publie à compte d’éditeur sans que je doive participer, ce qui m’allait très bien. Il s’en est vendu moins d’une centaine.

Vous y décrivez l'ascension professionnelle d'une jeune diplomate aux dents longues : avez-vous rencontré Germain Lepic et sa femme Véronique dans notre carrière ou sont-ils le fruit de votre imagination ?

Je crois avoir répondu. Ils ne sont pas une seule et unique personne, mais un mélange de gens que j’ai croisés. Les faits mentionnés sont tous parfaitement exacts.

Des Flics français à Kaboul, toujours en 2013, relate votre expérience en tant que chargé de coopération policière. Est-ce facile de coucher sur le papier son quotidien ?

couv flics francais a kaboulDes Flics français à Kaboul

Avec ce livre, je voulais témoigner de mon travail en Afghanistan et des difficultés du pays. À l’origine, c’était une sorte de journal que je destinais à ma fille et puis en le faisant lire, l’idée et l’envie de le publier sont venues. Mais le livre n’a rien à voir avec mon texte original. Soyons clairs, le résultat ne me plaît pas.

2014 : Coke d'azur paraît aux éditions Ovadias. Comme son nom le laisse sous-entendre, ce roman dépeint le quotidien de la PJ sur la Côte d'Azur. Quelle est la part de fiction et de réalité dans ce roman ?

couv coke d azurCoke d'Azur

C’est un peu comme Son Excellence, chaque moment mentionné s’est déroulé, ce sont des faits que j’ai vécus, mais ils n’étaient absolument pas liés entre eux. Certains se sont même déroulés à plusieurs années d’intervalle. Ce livre est celui qui me tient le plus à cœur. C’est vraiment mon passé de flic, la difficulté de ce job aux Stups. En le lisant, on comprend certainement mieux pourquoi je dis que ce job est salissant. J’ai repris les droits du livre. Je dois toujours le republier. Je l’ai remanié et réécrit, car question rédaction, il n’était pas très bon, peut-être justement parce qu’il me touche trop.

2015 : Première parution aux éditions Jigal : Une terre pas si sainte.
Nouvel éditeur, mais également nouveau décor : Jérusalem, la Cisjordanie, Gaza.

couv terre pas si sainteUne Terre pas si sainte

Oui, je l’ai écrit quand nous vivions là-bas. Si un lecteur connaît la région, il y retrouvera toute l’ambiance de Naplouse et de la Cisjordanie.

On y retrouve Gabin, amené à collaborer avec les polices Israélienne et Palestienne. Gabin, c'est vous ?

(Rires) Un peu, même beaucoup. Il occupe mon bureau à Nice, il a les fonctions que j’avais et beaucoup de mon caractère (mauvais caractère d’ailleurs).

2e opus chez Jigal, La Filière afghane, qui recevra le Prix Interpol'art. On retrouve Gabin et ses collègues dans une France cible d'actes terroristes, dont un attentat à Aigurande : pourquoi Aigurande ?

couv filiere afghaneLa Filière afghane

Je voulais montrer que le terrorisme, s’il se déplaçait en province dans le milieu rural, cela prendrait une autre dimension. Actuellement, un attentat c’est souvent Paris. Pour le reste de la population, ça fait peur, mais en même temps, c’est surtout un spectacle médiatique qui touche les autres, ceux des villes.

Alors pourquoi Aigurande ? Parce que je suis de la région et que je demeurais à Crozon-sur-Vauvre. Donc, il m’a été facile de décrire ce bourg et son jour de marché. (Je sais, ça manque d’imagination, mais en même temps c’est plus amusant de parler des endroits qu’on connaît).

Fait du hasard, il paraît quelques semaines après les attentats de Paris de janvier 2015. Comment avez-vous vécu cette parution ?

Les attentats, il fallait malheureusement s’y attendre. Mais on a beau se le dire, c’est un sacré coup de poing quand ça touche son propre pays. Évidemment, cela a été un malaise. J’avais peur qu’on ne me reproche d’avoir surfé là-dessus. On se dit qu’on va vous reprocher d’avoir voulu surfer sur la mort des victimes… Et puis, en y réfléchissant, je me suis dit que dans beaucoup de polars il y avait des serials killers, des dégénérés de toutes sortes et que ce n’était pas le livre qui créait l’événement.

À l'ombre des patriarches, Troisième opus, en 2016, dans lequel on retrouve avec plaisir Dany et Guy, nos 2 flics israéliens et Maissa, la jeune policière palestinienne qui enquête sur le meurtre d'une Européenne assassinée en plein quartier arabe à Jérusalem. Consécration avec Prix Guy Vanhor – Ville de Châteauroux. De nouveau la géopolitique  occupe une part dans ce roman : quel est le message que vous voulez faire passer auprès de vos lecteurs ?

couv a l ombre des patriarchesÀ l'ombre des patriarches

Ce n’est pas un message. Disons que c’est une sorte de témoignage sur la vie dans les territoires et en Israël. On côtoie le pire comme le meilleur et souvent les gens regardent cette région avec un apriori partisan. Avec le livre, j’aimerais qu’une fois fermé, les gens s’intéressent à cette région en essayant de comprendre les positions de chacun.

Pourquoi avoir choisi une fin si tragique ?

Parce que je manque d’optimisme sur l’évolution de cette région et peut-être que je voulais en finir avec cette période d’écriture.

2017, Mortels trafics : après la consécration locale, la consécration nationale avec le Prix des Orfèvres 2017 qui met en scène Patrick, commandant de police, chef de groupe au sein de la Brigade criminelle au 36 et Léanne, chef des Stups de la PJ de Nice.
Comment avez-vous vécu l'aventure Prix du quai des Orfèvres ? Qu'avez-vous ressenti en pénétrant dans ce lieu mythique ? Et en rencontrant Jean-Paul Belmondo et Alain Delon ?

couv mortels traficsMortels trafics

Le prix du quai des Orfèvres est un moment absolument magique. Certains se pincent le nez quand on en parle, mais ils aimeraient bien l’avoir et beaucoup l’ont, d'ailleurs tenté. Il faut se plier à quelques règles. Avoir un bouquin crédible, au regard de la procédure policière et qui ne porte pas atteinte à l’image de la police.

Bref, c’est quand même génial de l’avoir. Toute la cérémonie et ensuite la mise en avant du livre… C’est époustouflant. Un éclairage médiatique comme on n’en aura jamais plus. En plus, la remise du prix 2017 avait quelques particularités. Dernière remise au 36 puisqu’il déménageait. 70 ans du prix et il n’y avait pas eu de remise officielle, l’année précédente suite aux attentats du Bataclan. J’avais comme marraine Alice Taglioni et en plus la présence de Delon et Belmondo. GÉNIAL.

Et puis le prix, c’est une mise en place énorme près de 120 000 exemplaires.

Après, question prix, quand je dis qu’il faut raison garder. Il faut reconnaître que les lauréats du prix qui sont restés dans le circuit sont, à quelques exceptions près, ceux qui étaient déjà auteurs. Les autres n’ont pas vraiment réussi à rebondir.

Et, personnellement, j’ai obtenu dernièrement le Prix Michel Lebrun pour La prophétie de Langley. J’en suis tout aussi fier, car je considère qu’au vu des précédents lauréats, c’est une véritable reconnaissance en tant qu’auteur de polar.

Vous évoquez dans cet ouvrage l'infiltration du milieu par la Police : avez-vous vécu cette situation ?

Oui, enfin pas au niveau de mon personnage, mais j’ai été un des premiers policiers français à être entraîné aux techniques de l’infiltration et à suivre les stages de formation.

Vos personnages participent à un go fast : comment avez-vous fait pour que le lecteur ait l'impression d'être assis dans une des voitures ? Avez-vous vécu l'aventure Prix du Quai des Orfèvres à la même vitesse ?

Un go slow ! pas d’excès de vitesse, sauf si la situation dérape et le justifie. L’aventure Quai des Orfèvres, si la remise a un côté magique et les quelques jours suivants quand vous voyez votre livre absolument partout et que la presse demande à vous rencontrer sont une aventure, mais ça passe très vite et il faut avoir déjà un autre ouvrage de prêt pour poursuivre l’aventure d’auteur.

Toujours en 2017, La Prophétie de Langley qui plonge le lecteur dans le monde des traders. Nouveau challenge  et nouveau décor, un roman écrit à quatre mains : comment avez-vous vécu cette expérience ?

couv prophetie langleyLa Prophétie de Langley

Pas simple d’écrire à deux. Habituellement, j’ai un canevas de roman, mais pas un plan détaillé. Lorsqu’on décide d’écrire à deux, il faut s’imposer des règles et les suivre sinon on ne peut pas y arriver.

La théorie de Langley : mythe ou réalité ?

La Prophétie de Langley ! Prophecy est un logiciel mis au point par la CIA pour identifier des transactions financières suspectes qui peuvent cacher des menaces. Cela existe.

On a vu que la géopolitique jouait un rôle prépondérant dans vos précédents ouvrages, quel est le message que vous avez voulu faire passer avec La Prophétie de Langley ?

Je ne suis pas un auteur à message. Je témoigne, c’est tout. Dans le livre il est question de la sûreté nucléaire et des dangers des centrales à cause de leur vulnérabilité.

Filière afghane : attentats en France / Mortels trafics : go fast sur l'A20 / À l'ombre des patriarches : attentats de Nice… Dans ce roman, vous faites peser sur la France une nouvelle menace terroriste, n'y-a-t-il pas un petit côté prémonitoire dans vos romans ?

Non, je ne crois pas. J’observe l’actualité et j’en tire quelques conséquences possibles comme chacun peut le faire après avoir lu le journal ou regardé la télé.

Est-ce un avantage ou un inconvénient d'avoir été flic quand on écrit des polars ? Êtes-vous un lecteur de polar ? Qui lisez-vous ? Qui vous inspire ou pas ?

couv tuez les tousTuez-les tous... mais pas ici

Un avantage, oui. Je sais faire la différence entre un pistolet et un revolver. Plus sérieusement, l’avantage est de savoir comment fonctionne exactement la police, de ne pas mettre des Inspecteurs de police dans une histoire, alors que ce terme n’existe plus depuis des années. Procéduralement, je ne parlerai pas de mandat de perquisition puisque ça n’existe pas. Et puis, évidemment, lorsque j’écris, il se met parfois en place dans ma tête des histoires que j’ai vécues, interpellations, auditions, relations avec magistrat, informateurs, collègues… donc sur ce point, cela peut être considéré comme un plus.

Et puis, il y a le côté négatif… Le Code de procédure pénale, c’est un boulet accroché au stylo. Je n’arriverai pas à écrire des choses impossibles ou à avoir des personnages flics qui n’existent pas. Avec mon dernier livre, Tuez les tous... mais pas ici, j’ai été ravi de me libérer de ce carcan avec des héros qui ne sont pas policiers et pour qui, tout est possible, tout au moins juridiquement.

Beaucoup d'anciens flics se lancent dans l'écriture : est-ce un exutoire pour se libérer de la violence dont vous êtes témoin dans votre carrière ?

Pour moi, non. Pour d’autres je ne sais pas.

Tous vos ouvrages font référence à des chanteurs ou des morceaux de musique, la musique est-elle votre muse ?

J’écoute presque tout le temps de la musique, oui c’est un tic, ou une passion.

Quand préférez-vous écrire ?

Dans la journée, aux heures de bureau. Je ne suis pas du genre à me réveiller tôt ou me coucher tard pour écrire.

Gabin, Léanne, Maissa, Patrick, Johanna... : pourquoi avoir choisi ces prénoms ?

Gabin et Léanne sont mes petits-enfants, j’ai trouvé sympa de prendre leur prénom. Maïssa, un hasard, j’aime bien ce prénom. Patrick, je pensais à un ami qui a le physique de mon personnage. Johana, un hasard, j’aime ce prénom emprunté à une chanson de Bob Dylan sur Johan Baez.

Gabin est un personnage phare de vos ouvrages : va-t-on le retrouver dans de nouvelles aventures ? Si oui, comment le voyez-vous évoluer ?

Je ne sais pas encore. J’aimerais bien, j’y réfléchis, pas d’idée précise pour le moment.

Votre écriture semble monter en puissance, jusqu'où pensez-vous aller ? À quand le Goncourt ?

(Rires) Restons avec les pieds sur terre !

Avez-vous déjà pensé à une adaptation télévisuelle ou cinématographique de vos romans ?

L’important est surtout que d’autres y pensent. Une terre pas si sainte avait été préempté par un producteur, cela n’a pas marché. Cette fois c’est Mortels Trafics, on croise les doigts.

Qui verriez-vous dans le rôle de Gabin ?

Franchement, je ne sais pas. Je ne vais pas assez au cinéma pour donner un nom actuel. En tout cas quelqu’un qui n’incarne pas un super-héros.

Un prochain livre à paraître ou en cours d'écriture ?

Encore et toujours. Le prochain, Tuez-les tous [... mais pas ici] mais pas ici doit sortir le 18 janvier [2018] prochain.

Quel est votre livre de chevet en ce moment ?

Power de Michael Mention… Un chef-d’œuvre d’un de mes auteurs favoris.

Votre interrogatoire touche à sa fin. En guise de conclusion, pouvez-vous évoquer votre meilleur souvenir d'expatrié ? Votre rencontre avec Kristel ?

Bien évidemment… Comment vous le savez ?

Un grand merci Pierre Pouchairet d'avoir bien voulu répondre à toutes nos questions. Votre garde à vue prend fin. Vous allez être déféré devant le tribunal de médiathèque pour une séance de dédicaces...

photo5photo5photo5

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies. Ces cookies sont utilisés pour réaliser des statistiques de visites.