Les Prix de la Ville de Châteauroux 2020

Après une sélection faite par les bibliothécaires et une lecture minutieuse des ouvrages par le nouveau jury, le Prix Guy Vanhor (fiction) a été attribué à Xavier Bétaucourt et Olivier Perret et le Prix Eugène Hubert (documentaire) a récompensé Anne Gérardot.

Le Prix Guy Vanhor a été virtuellement créé en 1968 par Guy Vanhor, André Tissier de son vrai nom, par disposition testamentaire. Cet instituteur par ailleurs auteur, journaliste et critique littéraire voulut par l'institution de ce prix faire perpétuer son nom d'écrivain, Guy Vanhor, et par là-même son amour de la littérature. Après sa mort en 1969 et quelques difficultés administratives, le premier Prix Guy Vanhor est décerné en 1973 par un jury de 10 membres. Il s'agit de récompenser un auteur originaire du Berry ou de l'un des départements limitrophes ou un auteur y résidant véritablement. Éventuellement il pourrait être attribué à un écrivain français de quelques autres régions s'il présentait un ouvrage intéressant directement le Berry. [Extrait de la disposition testamentaire de Guy Vanhor]

De 1973 à 1992, vingt-et-un Prix Guy Vanhor sont décernés. Non remis les années qui suivent, le Prix Guy Vanhor sera de facto abandonné.

En 1996 est alors créé le Prix de la Ville de Châteauroux (dit « Prix de la Ville de Châteauroux - Guy Vanhor », en hommage à ce dernier) afin de récompenser les auteurs d'ouvrages contribuant à la connaissance, à la promotion et au rayonnement de Châteauroux, de l'Indre et du Berry. Le premier lauréat, Michel Berthelot, se voit décerner le prix à l'automne 1996 pour son ouvrage sur le général Bertrand. Les membres du jury sélectionnent parmi la production éditoriale de l'année 10 titres, tous genres confondus, entre lesquels ils votent ensuite pour élire le lauréat du Prix. Un « Prix spécial du jury » permet exceptionnellement de récompenser un livre pour son originalité ou un auteur pour l'ensemble de son œuvre, Christophe Rameix en 2013 pour son travail sur les peintres de la vallée de la Creuse ou Les Amis de la Bibliothèque municipale du Blanc pour leur catalogue de l'exposition Léon de Laborde, voyage en Asie mineure : de Constantinople au Taurus et à la côte de Cilicie en 2014.

Depuis 2015, des modifications ont été apportées au prix par le biais d'un nouveau règlement.

Le prix se scinde désormais en deux catégories :

  • un prix pour les fictions (Prix Guy Vanhor)
  • un prix pour les documentaires (Prix Eugène Hubert)

Le jury est composé non plus de 18 membres (de droit et cooptés) mais d'un Conseiller Municipal, membre de la commission animation du territoire, du Conservateur de la Médiathèque, Directeur du réseau des Bibliothèques de la Ville de Châteauroux, de deux libraires, d'un professionnel de la documentation, d'un étudiant et de trois lecteurs du réseau des Bibliothèques.

La sélection des ouvrages à proposer au jury pour sa 1ère réunion de travail est assurée par le personnel de la Médiathèque, soit 15 livres pour les documentaires et 15 pour les fictions. Le jury élit ensuite 5 titres par catégorie puis deux lauréats sont récompensés à la Médiathèque le dernier samedi du mois de mars.

pdfRèglement des Prix de la Ville(98.82 Ko)

Prix de la Ville de Châteauroux - Guy Vanhor 2020

Ils ont tué Léo Frank

de Xavier Bétaucourt et Olivier Perret

Mélanie GuyardXavier BétaucourtMélanie GuyardOlivier PerretÀ coucher dehors

C'est alors que je faisais des recherches pour un autre album (La pyramide de Ponzi avec Nathalie Ferlut) que je suis tombé par hasard – mais était-ce vraiment du hasard ? – sur un entrefilet qui évoquait des émeutes raciales survenues à Atlanta au début du 20e siècle. Je suis journaliste de formation et je travaille beaucoup sur le réel, ma curiosité était éveillée.

Après quelques premières recherches, je découvrais les grandes lignes d'une ''affaire Dreyfus'' américaine presque totalement inconnue de ce côté-ci de l'Atlantique. Je décidais d'aller plus loin et je me plongeais dans cette histoire incroyable : un jeune homme accusé de meurtre dans le Sud des Etats-Unis et jugé essentiellement sur des critères raciaux et religieux. Une histoire qui embrasa tout le pays, qui marqua la renaissance du Klu Klux Klan et qui a encore des répercutions aujourd'hui. En France, les résonances entre ce récit et les problèmes raciaux et religieux actuels sont étonnants. Malheureusement.

Une ''bonne histoire'' ce sont d'abord des personnages forts, marquants, placés dans des situations extraordinaires. Et c'est exactement le cas ici. Je n'ai rien eu à changer dans les évènements racontés, tout est incroyablement vrai. La difficulté pour raconter cette histoire a été de hiérarchiser les faits, les mettre en scène et ne pas se faire dépasser par son sujet.

Proposer le dessin à Olivier Perret est de suite apparu comme une évidence. Nous avions déjà travaillé ensemble sur « quelques jours à vivre » et la précision de son trait, de sa mise en scène ainsi que sa capacité à montrer des émotions tout en évitant le pathos étaient indispensable pour ce type de récit.

-- Xavier Bétaucourt

Sélection du prix de la ville de Châteauroux Guy Vanhor 2020

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Prix de la Ville de Châteauroux - Eugène Hubert 2020

Valençay : L'art de vivre à la française

d'Anne Gérardot

george sand a nohant

Jean-Pierre SurraultAnne Gérardot

Célèbre pour avoir été la propriété du grand diplomate Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord, le château de Valençay est le monument le plus emblématique de l’Indre, riche d’une histoire pluriséculaire et d’une magnifique collection de mobilier et d’œuvres d’art. Il vit passer entre ses murs, aux XIXe et XXe siècles, nombre de représentants de la haute société européenne séduits par l’art de vivre élégant et raffiné qui y régnait. Durant la seconde guerre mondiale, il servit de refuge provisoire à de nombreuses œuvres du Louvre, parmi lesquelles la Victoire de Samothrace ou la Vénus de Milo.

Directrice des Archives départementales et du Patrimoine historique de l’Indre de 2016 à 2020, j’ai été amenée à m’intéresser à son histoire à travers, notamment, l’important fonds d’archives du château qui s’y trouve conservé.

Ce livre est le fruit d’une volonté partagée avec Sylvie Giroux, directrice du château de Valençay, de mieux faire connaître l’histoire et l’esprit de ce haut lieu de patrimoine et de culture. Cette volonté a pu se concrétiser grâce à la proposition des éditions Albin Michel de réaliser une première synthèse de l’histoire du château de ses origines à nos jours dans laquelle les magnifiques photographies de Benjamin Chelly ne cessent de dialoguer avec le texte.

Sélection du prix de la ville de Châteauroux Eugène Hubert 2020

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