Châteauroux : jadis et naguère - saison 1

Qui n’a jamais eu envie de remonter le temps ?

Venez vivre cette fabuleuse aventure grâce à l’incroyable machine à voyager au fil des ans du réseau des Bibliothèques de la Ville de Châteauroux et découvrir le Châteauroux de la Belle Époque ou de l’immédiat après-guerre 14-18.

À gauche, une image du passé, issue de la collection de cartes postales de la Médiathèque Équinoxe ou de celle de photographies des Archives Municipales.

À droite, le même point de vue pris récemment.

Grâce à un curseur magique, naviguez d’une époque à une autre et soyez les témoins des changements qui se sont opérés dans notre ville en un siècle.

L’équipe du groupe patrimoine vous souhaite un bon voyage.

les bâtiments culturels et administratifs

Formalités administratives, envois de courrier, baccalauréat, voyages, réunions, expositions, films, conférences, santé... Vous connaissez et fréquentez tous les lieux de pouvoir, de décision, de santé, d’éducation ou de culture de Châteauroux. Mais les imaginez-vous au début du siècle dernier ?

Pour une plongée dans le temps, suivez le guide.

Place du marché au blé / Place de la République

vue de la rue Victor Hugo

La place du marché au blé devient place de la République, par décision du Conseil Municipal du 20 novembre 1918. Ne subsiste aujourd’hui de cette place que l’ancien Hôtel de Ville, actuel Conservatoire de musique. Construit à partir de 1822 par l’architecte Pierre Murison, l’édifice est agrandi en 1861 par Charles Dauvergne avant d’être transformé en École de musique en 1977, date à laquelle un nouvel Hôtel de Ville est élevé.

La résidence Saint-Catherine et l’îlot Molière se sont substitués aux anciennes maisons de chaque côté de la place. Celle-ci devient piétonnière en 1968 avant d’être entièrement repensée à la fin du 20e siècle avec notamment l’érection des 3 colonnes de Rougemont, aux couleurs de la République, inaugurées le 14 juillet 2000.

Le théâtre / Grand building

 vue de l'angle de la rue Victor Hugo, de la place Gambetta et de la place Saint-Cyran

Construit à partir de 1830 par l’architecte Pierre Murison, à l’initiative d’Eugène Douard de Saint-Cyran, le théâtre est racheté par la Ville de Châteauroux en 1855 qui y entreprend des travaux d’agrandissement sous la direction de Camille Letang, architecte, et du sculpteur Narcisse Girault-Dupin. De nombreux artistes s’y produisent dont Sarah Bernhardt.

Jugé « dangereux », il est vendu aux enchères le 11 février 1957 et démoli à partir du 10 octobre 1957 pour être remplacé par le « grand building », immeuble de béton avec « mur rideau » des architectes Pierre Bourguin et Robert Csali.

Hôtel des Postes et Télégraphes / Chambre du Commerce et d’Industrie de l’Indre

Située le long de la place Gambetta, la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) de l’Indre a remplacé l’hôtel des Postes et Télégraphes, installé depuis 1900.

Si une partie du bâtiment a été conservée, elle s’est vue adjoindre un immeuble plus moderne, construit en 1932 par les architectes Laprade et Varaire, au fronton duquel on peut voir un haut-relief du sculpteur Alfred Janiot.

Les locaux devenus trop exigus, la CCI, désireuse d'étendre son offre de formations, rachète en 1989 les anciens bâtiments de la Banque de France, place Saint-Cyran. Les bâtiments réaménagés et le jardin redessiné par Gilles Clément, le centre de formation est inauguré en 1991.

L'Apollo

rue Albert 1er

Œuvre de l’architecte Helan, le théâtre l’Apollo ouvre des portes le 11 septembre 1920. Propriété de Maurice Brimbal, ce théâtre avec balcon devient le lieu de rencontre du tout-Châteauroux. Il reste dans la famille Brimbal – Barbot jusqu’en 1968, date à laquelle il est vendu à M. Destal, qui le rénove et le modernise : il fait tapisser les murs de tentures écossaises bleues et remplace les vieux sièges d'origine par des fauteuils design blanc en forme de coque qui font encore son charme aujourd'hui. L’Apollo devient alors un cinéma à part entière.

Revendu en 1986 à la société CGR qui souhaite le transformer en un complexe de 6 salles, il finit par être acquis par la Municipalité de Châteauroux en 1996 et devient l’Apollo – Maison de l’image et ré-ouvre ses portes en décembre 1997. Sa gestion est assurée par l'Association de Gestion des Espaces Culturels qui regroupe la Scène Nationale Équinoxe et le cinéma l'Apollo.

La gare de Châteauroux

 vue de la place de la gare

Si la ligne de chemin de fer Paris-Limoges via Châteauroux est inaugurée le 15 novembre 1847, la première gare de Châteauroux est constituée de bâtiments provisoires en planche. Il faut attendre 1849 pour qu’une gare digne de ce nom sorte de terre et remplace « l’embarcadère ».

Un arrêté du Préfet de l’Indre du 2 juin 1852 permet de réaliser la liaison entre la gare et le théâtre : la rue de la gare voit le jour et l’Hôtel de la gare ouvre ses portes. La cour de la gare, fermée par d’imposants murs, s’ouvre alors sur cette nouvelle artère reliant la gare au reste de la ville.

S’ensuit, avec la réalisation de la ligne Tours-Montluçon entre 1878 et 1884, l’implantation de nouvelles installations : dépôt, triage, aiguillages. 1938 voit l’aménagement de la cour de la gare telle que nous la connaissons aujourd'hui et la création de la gare routière. Bombardée en 1944, la gare subit de nombreux dégâts.

Si de nombreuses améliorations sont apportées à la gare dès l’après-guerre, les travaux de modernisation de l’établissement sont seulement entrepris dans les années 1980 : automatisation du poste de commande (1985), rénovation de l’accueil des voyageurs (1987). Le quartier de la gare s’inscrit de nouveau dans un plan de valorisation urbain depuis quelques années : réaménagement de la gare routière (2013), agrandissement du point Relay (2015)…

Les Cordeliers

vue de la rue Alain Fournier

Construit dans la première moitié du 13e siècle à l’initiative de Frère Bonencontre et de Guillaume de Chauvigny, Seigneur de Châteauroux, le Couvent des Cordeliers est un établissement prospère pendant tout le Moyen-âge. Bien national à partir de la Révolution, les bâtiments connaissent des usages variés : église, école, gymnase, hospice militaire, caserne de gendarmerie, musée lapidaire...

Il faut attendre 1922 et 1932 pour que la Commission des Monuments Historiques classe entièrement le couvent. 1975 scelle une nouvelle ère pour les Cordeliers. Grâce à différentes aides, la Municipalité de Châteauroux entreprend des travaux de restauration de l’église. Les travaux vont durer 3 ans sous la direction de Pierre Lebouteux, architecte des Bâtiments de France.

La salle et le dortoir tels que nous les connaissons désormais sont inaugurés en juin 1978 et accueillent expositions d’art contemporain et salons depuis maintenant 37 ans.

Lycée de Châteauroux / Lycée Jean Giraudoux

 vue de l'avenue de paris / Avenue Marcel Lemoine

Couvent des religieuses de la Congrégation Notre-Dame de Saint-Augustin de 1745 à 1789, École Centrale sous le Consulat, École secondaire à partir de 1802, Collège communal dès 1810, Lycée impérial en 1853, le Lycée de Châteauroux est un établissement chargé d’histoire. Il faudra attendre 1946 pour qu’il devienne le lycée Jean Giraudoux, en hommage à l’un de ses célèbres anciens élèves.

Même si de nombreux aménagements sont à noter, l’ancien cloître du couvent datant du 18e siècle abrite toujours le bâtiment principal. La chapelle, quant à elle, a été détruite. Entre 1860 et 1880, un laboratoire de physique, de nouvelles salles de classes et l’aménagement des combles en dortoirs viennent compléter les infrastructures de cet établissement scolaire.

D’importants travaux de rénovation sont entrepris à partir de la fin des années 1970. Enfin, au début des années 1990, le vieux bâtiment situé à gauche du porche est détruit pour laisser place à un bâtiment semi-circulaire qui donne au lycée la physionomie que nous lui connaissons aujourd’hui.

Hôtel des Postes, Télégraphes, Téléphones, Recettes principales des PTT / Poste centrale de Châteauroux

photo 17 avant apres

situé à l’angle de la rue de la Poste et de la rue du Palais de Justice, vue de l’embranchement de la rue Ledru-Rollin

Inauguré en 1928, cet imposant bâtiment, œuvre de l’architecte Paul Guadet, s’élève à l’emplacement de terrains appartenant à l’ancien Hôtel-Dieu (1629-1906). Initialement prévue avant 1914, la construction fut maintes fois reportée à cause de la guerre. L’édifice est toujours orné, dans sa partie haute, par les blasons des chefs-lieux de canton du Département de l’Indre. Une imposante rampe d’accès remplace le monumental perron orné de deux obélisques-lampadaires en granit depuis 1994.

Le Palais de justice

vue de la rue de la grenouillère / rue du Palais de justice

Inauguré en 1865, le Palais de justice de Châteauroux, d’architecture néo-classique, a été construit d’après les plans d’Alfred Dauvergne, architecte départemental nommé à ce poste le 1er juillet 1851.

Construit sur des terrains appartenant à l’ancien jardin du Couvent des Capucins, le « tribunal » a longtemps fait face aux murs gris de l’ancienne prison, désaffectée depuis 1993 et à laquelle il était relié par un souterrain, permettant la circulation des prévenus. Ces hauts murs gris devraient laisser place dès 2016 aux Jardins du Palais, complexe immobilier de standing, composé de deux immeubles de logements et de bureaux, répondant à la charte de construction Haute Qualité Environnementale.

Sur sa droite, l’entrée du jardin des Capucins s'inscrit entre ce haut lieu de justice et le collège des Capucins.

L’hôpital / Centre Hospitalier de Châteauroux

vue de la route de cluis / avenue de Verdun

Pour remplacer l'Hôtel Dieu, situé à l'emplacement actuel de La Poste et devenu trop exigu, la Municipalité de Châteauroux, à l'initiative de son maire Joseph Bellier, acquiert dès 1900 des terrains, vignes et immeubles aux lieux dits Les Grands-champs, le Grand et le Petit Aubré, sur lesquels voit le jour un nouvel hôpital-hospice, dédié à la médecine générale. Inauguré en 1906, il se voit rattacher deux bâtiments militaires puis de nouveaux services comme la chirurgie, l'obstétrique et un service réservé aux tuberculeux à partir de 1937.

1958 : l’hôpital-hospice devient Centre hospitalier selon l’ordonnance du 11 décembre qui lui confère des fonctions sanitaires. Ces nouvelles responsabilités conduisent à la création de l’IFSI dès 1964. Depuis 1970, le Centre hospitalier de Châteauroux ne cesse de moderniser ses services, d’étendre ses activités et de se doter de nouvelles structures : SMUR (1975), SAMU (1980), Scanner (1987), nouveau service mortuaire (1992), Pavillon de la mère et de l’enfant (1994), bloc opératoire et stérilisation centrale (1995), Unité de soins palliatifs (1997), Unité de chirurgie ambulatoire (1999), hélicoptère du SAMU (2001), IRM (2002), Unité Urgences-Réanimation (2003), Station d’avitaillement de l’hélicoptère sanitaire (2011), Centre de soins de suite et de réadaptation (2015)…

Fort d’environ 755 lits et places d’hospitalisation, le Centre hospitalier de Châteauroux est l’un des premiers employeurs du département de l’Indre.

Le quartier Bordesoulle / Espace Mendès-France et la Maison des associations

vue de l'Avenue de la Manufacture / Avenue François Mitterrand

Construit en 1854 afin d’accueillir un escadron du Train des équipages militaires, le quartier Bordesoulle ou caserne Bordesoulle s’élève sur un terrain de 3 hectares, situé au Champ-aux-Pages, acheté en 1844 par la Commune de Châteauroux aux héritiers du Général Bertrand, avant d’être rétrocédé gratuitement à l’État français. Devant permettre l’hébergement d’environ 400 hommes et 120 chevaux, la caserne prend le nom de Bordesoulle en 1886, en l’honneur du Général d’Empire Étienne Tardif de Pommeroux de Bordesoulle, natif de Luzeret (Indre).

Ne subsiste plus aujourd’hui de cet ensemble que le bâtiment abritant la Maison des associations. Une zone d’aménagement concerté (ZAC) s’élève depuis la fin des années 1990 sur les terrains libérés par la démolition des autres bâtiments du quartier Bordesoulle. Réunissant logements collectifs, logements étudiants, petits commerces de proximité et restaurant universitaire, l’Espace Mendès-France s’inscrit dans le programme de réhabilitation du quartier Balsan.

la médiathèque Équinoxe

En cette 20e année anniversaire de l’ouverture de la Médiathèque Équinoxe, petit focus sur les grandes heures du quartier au centre duquel s’élève depuis 1994 « le paquebot » Équinoxe.

rue des poilus / Rue de la République

vue du carrefour / rond point du bombardon

Si l’ensemble des bâtiments situés à droite de la chaussée ont résisté au temps, bien des changements se sont opérés sur la gauche de cette artère importante de la ville.

En 1936, le Centre Social « Maison du Peuple, pour la santé, l’éducation et les loisirs du peuple » sort de terre. Puis, c'est au tour de la Médiathèque Équinoxe en 1994.

Les belles maisons, avec commerces, du début de la rue ont été détruites et remplacées par le parking aérien Diderot en 1975.

Le Centre Social / Maison du Peuple / Centre culturel Racine

vue de la rue de la République

Sous l’impulsion de Monsieur Deschizeaux, Député-Maire de Châteauroux, naît l'idée d'une maison du peuple. Le projet de l'architecte Jacques Barge est approuvé par le Conseil Municipal le 2 août 1935 et la maison du peuple est inaugurée le 24 octobre 1937 par Camille Chautemps, alors Président du Conseil. Également appelée Centre Social, elle est le premier édifice construit en France qui regroupe les organisations communales, départementales et privées ayant pour objet la santé, l'éducation et les loisirs du peuple.

Ce bâtiment devient Centre Universitaire de 1988 à la rentrée 2007 et héberge la bibliothèque jusqu'en 1994, date à laquelle elle emménage dans les locaux de la Médiathèque, quelques mètres plus loin.

Rue Rabelais et Place Madeleine Renaud – Jean-Louis Barrault

Avant 1994, la rue Rabelais rejoignait la rue Nationale, aujourd’hui avenue Charles-De-Gaulle. La vue s’étendait jusqu’aux Établissements Lauvergnat, ancien garage Citroën, remplacé dans les années 1990 par l’actuel complexe cinématographique Cinémovida.

Depuis la construction d’Équinoxe, Médiathèque et Grande Scène, la rue aboutit sur la place Madeleine Renaud – Jean-Louis Barrault.

À droite de la chaussée, apparaissent l’arrière du parking Diderot et du Centre culturel Racine.

Rue Nationale / Avenue Charles-De-Gaulle

vue de la terrasse du Centre Social / Centre culturel Racine

Que de changements le long de cette artère de Châteauroux !

Côté pair : seuls subsistent quelques maisons basses et un immeuble des années 1950. L’ancien garage Lauvergnat a laissé sa place à un complexe cinématographique. Dans le prolongement, édifié en en 1979, le siège social de l’OPAC s’élève à l’emplacement de l’Asile des Petites Sœurs des Pauvres, installé de 1864 à la fin des années 1970. Quant à l’immeuble de bureaux voisin, il remplace l'ancienne pharmacie, située à l’angle de la rue Raspail.

Côté impair : les maisons et garages ont laissé place à un vaste terrain vague servant de parking avant que celui-ci ne cède sa place à son tour au complexe Équinoxe depuis 1994. La Médiathèque et la Scène Nationale sont également construites à l’emplacement des jardins appartenant avant 1903 à l’Ordre des Rédemptoristes et du gymnase de l’ancien collège de jeunes filles.

Angle de la rue de la République et de la rue Nationale / Avenue Charles-De-Gaulle

Constitué de la Médiathèque et de la Scène Nationale, le complexe Équinoxe comprend également un ensemble de commerces et de logements.

C'est ainsi que la pharmacie Équinoxe et des appartements du bailleur social Scalis ont succédé à l'ancienne entreprise de plomberie Patteroni depuis 1994.

Rue Nationale

devenue avenue charles-de-gaulle par décision du conseil municipal de châteauroux du 12 février 2004

L’immense parking à gauche de la chaussée a laissé place au complexe culturel Équinoxe au début des années 1990.

À droite, l’espace occupé par des maisons individuelles jusqu’à la fin des années 1970 est aujourd’hui occupé par l’Office Public de l’Habitat, d’Aménagement et de Construction de l’Indre (OPAC 36) et un immeuble de bureaux.

Rue Nationale / Avenue Charles-De-Gaulle

Les 3 immeubles d’habitation, situés à droite de la chaussée, subsistent encore aujourd’hui. La façade des Établissements Lauvergnat (Garage Antar – Citroën) existe toujours mais l’immeuble abrite depuis le début des années 1990 les cinémas CGR puis Cinémovida. Dans le prolongement, les immeubles d’habitation ont laissé place à l’OPAC 36 et à un immeuble de bureaux.

Les trottoirs et la chaussée ont été élargis pour rendre la rue puis l’avenue plus fonctionnelle. Les immeubles, à gauche de la vue, ont été détruits pour laisser place à un parking, à son tour supplanté par la Médiathèque et la Scène Nationale Équinoxe.

Carrefour du Chaumiau

Rue Nationale / Avenue Charles-De-Gaulle

La pharmacie et les immeubles dans le prolongement ont disparu depuis la fin des années 1970, remplacés par le siège de l'OPAC de l'Indre. Seul subsiste l’immeuble du 88 de l’avenue Charles-De-Gaulle à la droite duquel s'est installé le Cinéma Cinémovida.

À l’angle de la rue Nationale / avenue Charles-De-Gaulle, les petites maisons basses ont été détruites au moment de l’élargissement de l’artère.

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