Après une sélection faite par les bibliothécaires et une lecture minutieuse des ouvrages par le nouveau jury, le Prix Guy Vanhor (fiction) a été attribué à Mélanie Guyard et le Prix Eugène Hubert (documentaire) a récompensé Jean-Pierre Surrault.

Le Prix Guy Vanhor a été virtuellement créé en 1968 par Guy Vanhor, André Tissier de son vrai nom, par disposition testamentaire. Cet instituteur par ailleurs auteur, journaliste et critique littéraire voulut par l'institution de ce prix faire perpétuer son nom d'écrivain, Guy Vanhor, et par là-même son amour de la littérature. Après sa mort en 1969 et quelques difficultés administratives, le premier Prix Guy Vanhor est décerné en 1973 par un jury de 10 membres. Il s'agit de récompenser un auteur originaire du Berry ou de l'un des départements limitrophes ou un auteur y résidant véritablement. Éventuellement il pourrait être attribué à un écrivain français de quelques autres régions s'il présentait un ouvrage intéressant directement le Berry. [Extrait de la disposition testamentaire de Guy Vanhor]

De 1973 à 1992, vingt-et-un Prix Guy Vanhor sont décernés. Non remis les années qui suivent, le Prix Guy Vanhor sera de facto abandonné.

En 1996 est alors créé le Prix de la Ville de Châteauroux (dit « Prix de la Ville de Châteauroux - Guy Vanhor », en hommage à ce dernier) afin de récompenser les auteurs d'ouvrages contribuant à la connaissance, à la promotion et au rayonnement de Châteauroux, de l'Indre et du Berry. Le premier lauréat, Michel Berthelot, se voit décerner le prix à l'automne 1996 pour son ouvrage sur le général Bertrand. Les membres du jury sélectionnent parmi la production éditoriale de l'année 10 titres, tous genres confondus, entre lesquels ils votent ensuite pour élire le lauréat du Prix. Un « Prix spécial du jury » permet exceptionnellement de récompenser un livre pour son originalité ou un auteur pour l'ensemble de son œuvre, Christophe Rameix en 2013 pour son travail sur les peintres de la vallée de la Creuse ou Les Amis de la Bibliothèque municipale du Blanc pour leur catalogue de l'exposition Léon de Laborde, voyage en Asie mineure : de Constantinople au Taurus et à la côte de Cilicie en 2014.

Depuis 2015, des modifications ont été apportées au prix par le biais d'un nouveau règlement.

Le prix se scinde désormais en deux catégories :

  • un prix pour les fictions (Prix Guy Vanhor)
  • un prix pour les documentaires (Prix Eugène Hubert)

Le jury est composé non plus de 18 membres (de droit et cooptés) mais d'un Conseiller Municipal, membre de la commission animation du territoire, du Conservateur de la Médiathèque, Directeur du réseau des Bibliothèques de la Ville de Châteauroux, de deux libraires, d'un professionnel de la documentation, d'un étudiant et de trois lecteurs du réseau des Bibliothèques.

La sélection des ouvrages à proposer au jury pour sa 1ère réunion de travail est assurée par le personnel de la Médiathèque, soit 15 livres pour les documentaires et 15 pour les fictions. Le jury élit ensuite 5 titres par catégorie puis deux lauréats sont récompensés à la Médiathèque le dernier samedi du mois de mars.

pdfRèglement des Prix de la Ville(98.82 Ko)

Prix de la Ville de Châteauroux - Guy Vanhor 2019

Les Âmes silencieuses

de Mélanie Guyard

Mélanie GuyardMélanie GuyardÀ coucher dehors

Mélanie Guyard est née en 1981 en plein milieu de la Charente-Maritime et écrit des histoires depuis qu'elle sait tenir un stylo.

Malgré les cahiers noircis en salle de permanence au collège, puis au lycée, elle oriente finalement ses études vers les sciences et notamment les sciences de la vie et de la terre. Après plusieurs années passées à l’université, elle devient enseignante en SVT dans un collège de Seine et Marne qu'elle n'a pas quitté depuis.

Ce n'est pas pour autant qu'elle renonce à écrire, bien au contraire.

Durant cette période elle s'essaie à la fantasy, puis au fantastique. Ses textes sont le plus souvent à destination de la jeunesse ou des jeunes adultes et elle produit au départ surtout des récits d'aventures comme ceux qu'elle aurait aimé lire adolescente.

En 2011 elle signe ainsi sous le pseudonyme Andoryss le scénario de sa première bande dessinée aux éditions Delcourt (Les enfants d'Evernight), une histoire qu'elle adapte deux ans plus tard pour le roman sous le même titre aux éditions Castelmore (Bragelonne jeunesse). S'enchaînent alors les collaborations et les séries dans la bande dessinées (Sept Naufragés, Le Soufflevent, Le cercle, éditions Delcourt) et dans les romans (L'architective, éditions Castelmore, Le Passageur, editions Lynks). D'autres projets atypiques jalonnent son parcours : nouvelles, collaborations avec la Philharmonie de Paris, textes courts réalisés pour la presse jeunesse.

En 2019, elle quitte sa zone de confort avec la sortie de son premier roman adulte historique en littérature générale, Les âmes silencieuses, aux éditions du Seuil.

Mélanie Guyard travaille et réside désormais en région parisienne. Elle continue d'écrire avec passion à chaque fois qu’elle en a l’occasion (et donc surtout pendant les vacances scolaires), tout en continuant son activité dans l'enseignement à temps partiel. Elle est mariée et mère et consacre ses heures de loisirs à l'écriture et à la pratique des arts martiaux - ou des jeux vidéos - qu'elle affectionne.

Ses thèmes de prédilections l'amènent le plus souvent à parler d'histoires de familles, ou comment les décisions prises par les générations précédentes influencent la destinée des suivantes. Quel que soit le genre, elle aime à creuser la psyché de ses personnages et à les mettre face à leur héritage génétique autant qu'historique.

Ses influences sont diverses et variées, allant des auteurs les plus classiques (Merle, Dumas, Claudel) aux mangakas (Urasawa, Clamp, Miyazaki) en passant par les récits de SFFF de tous types (Orwell, Bradbury, Hobb, Rowling, pour n'en citer que les principaux).

Sélection du prix de la ville de Châteauroux Guy Vanhor 2019

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Prix de la Ville de Châteauroux - Eugène Hubert 2019

Le Berry de la Renaissance

de Jean-Pierre Surrault

george sand a nohant

Jean-Pierre SurraultJean-Pierre SurraultDe même que le Val de Loire, le Berry a participé pleinement de la Renaissance. Sur le plan intellectuel, notamment grâce à l'Université de Bourges, mais aussi dans les domaines culturels et artistiques, comme l'attestent de nombreuses constructions, châteaux, églises, hôtels particuliers et maisons, ainsi que des œuvres d'art, manuscrits enluminés, peintures, sculptures, créations littéraires et musicales.

La deuxième moitié du XVe siècle, après la fin de la Guerre de Cent Ans, a vu une reprise économique et démographique, puis l'apparition du style « à l'antique » en lien avec les Guerres d'Italie. Le « beau XVIe siècle », qui a précédé les Guerres de Religion, a constitué une période faste sous la conduite de duchesses éclairées, Jeanne de France, Marguerite de Navarre, Marguerite de Savoie. Un grand nombre d’intellectuels de talent ont participé à l’effervescence née des idées nouvelles de ce temps.

Cet ouvrage de synthèse, à la riche iconographie et aux multiples entrées, a été rédigé par les meilleurs spécialistes locaux et nationaux, réunis par les deux sociétés savantes berrichonnes, l'Académie du Centre (Châteauroux) et la Société d'Archéologie et d'Histoire du Berry (Bourges). Il évoque des monuments prestigieux et des figures illustres, mais il fait également découvrir des lieux moins connus et des personnages oubliés.

Il montre l'importance du Berry dans la France d'alors et son rôle dans ce vaste mouvement de la Renaissance.

Sélection du prix de la ville de Châteauroux Eugène Hubert 2019

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