Après une sélection faite par les bibliothécaires et une lecture minutieuse des ouvrages par le nouveau jury, le Prix Guy Vanhor (fiction) a été attribué à Xavier Dorison, Fabien Nury et Laurent Astier et le Prix Eugène Hubert (documentaire) a récompensé Daniel Bernard.

Le Prix Guy Vanhor a été virtuellement créé en 1968 par Guy Vanhor, André Tissier de son vrai nom, par disposition testamentaire. Cet instituteur par ailleurs auteur, journaliste et critique littéraire voulut par l'institution de ce prix faire perpétuer son nom d'écrivain, Guy Vanhor, et par là-même son amour de la littérature. Après sa mort en 1969 et quelques difficultés administratives, le premier Prix Guy Vanhor est décerné en 1973 par un jury de 10 membres. Il s'agit de récompenser « un auteur originaire du Berry ou de l'un des départements limitrophes ou un auteur y résidant véritablement. Éventuellement il pourrait être attribué à un écrivain français de quelques autres régions s'il présentait un ouvrage intéressant directement le Berry ». [Extrait de la disposition testamentaire de Guy Vanhor]

De 1973 à 1992, vingt-et-un Prix Guy Vanhor sont décernés. Non remis les années qui suivent, le Prix Guy Vanhor sera de facto abandonné.

En 1996 est alors créé le Prix de la Ville de Châteauroux (dit Prix de la Ville de Châteauroux - Guy Vanhor, en hommage à ce dernier) afin de récompenser les auteurs d'ouvrages contribuant à la connaissance, à la promotion et au rayonnement de Châteauroux, de l'Indre et du Berry. Le premier lauréat, Michel Berthelot, se voit décerner le prix à l'automne 1996 pour son ouvrage sur le général Bertrand. Les membres du jury sélectionnent parmi la production éditoriale de l'année 10 titres, tous genres confondus, entre lesquels ils votent ensuite pour élire le lauréat du Prix. Un Prix spécial du jury permet exceptionnellement de récompenser un livre pour son originalité ou un auteur pour l'ensemble de son œuvre, Christophe Rameix en 2013 pour son travail sur les peintres de la vallée de la Creuse ou Les Amis de la Bibliothèque municipale du Blanc pour leur catalogue de l'exposition Léon de Laborde, voyage en Asie mineure : de Constantinople au Taurus et à la côte de Cilicie en 2014.

En 2015, des modifications ont été apportées au prix par le biais d'un nouveau pdfrèglement(98.82 Ko).

Le prix se scinde désormais en deux catégories :

  • un prix pour les fictions (Prix Guy Vanhor)
  • un prix pour les documentaires (Prix Eugène Hubert)

Le jury est composé non plus de 18 membres (de droit et cooptés) mais d'un Conseiller Municipal, membre de la commission animation du territoire, du Conservateur de la Médiathèque, Directeur du réseau des Bibliothèques de la Ville de Châteauroux, de deux libraires, d'un professionnel de la documentation, d'un étudiant et de trois lecteurs du réseau des Bibliothèques.

La sélection des ouvrages à proposer au jury pour sa 1ère réunion de travail est assurée par le personnel de la Médiathèque, soit 15 livres pour les documentaires et 15 pour les fictions. Le jury élit ensuite 5 titres par catégorie puis deux lauréats sont récompensés à la Médiathèque le dernier samedi du mois de mars.

Le Prix de la Ville de Châteauroux - Guy Vanhor 2015

Comment faire fortune en juin 40

de Xavier Dorison, Fabien Nury et Laurent Astier

laurent astierLaurent Astiercomment faire fortune en juin 40« Comment faire fortune en juin 40 a d'abord été une libre adaptation de Fabien Nury et Xavier Dorison d'un roman de Pierre Siniac, connu sous les titres L'Or des Fous puis Sous l'Aile Noire des rapaces et paru chez Rivage Noir. Cette adaptation était tout d'abord dédiée au cinéma, pour la Petite Reine, la boîte de production de Thomas Langmann. Puis, pour des raisons que j'ignore, le projet ne s'est pas fait.

Se retrouvant avec ce scénario complet, Xavier et Fabien ont donc décidé de le proposer en un one-shot1 en bande dessinée. Ils ont tout de suite pensé à Casterman pour ses liens historiques avec les éditions Rivages. Lors du tout premier rendez-vous avec l'éditeur, ils ont donné mon nom. Ils avaient tous les deux très envie de travailler avec moi car ils avaient adoré mon travail de narration, de découpage et de dessin sur ma série Cellule Poison, avec cette utilisation très américaine des noirs.

Juin 40 avait des réminiscences des films français à la Verneuil/Audiard. Mais, comme dans Cent mille dollars au soleil, ils voulaient obtenir une narration inspirée des films noirs américains années 40/50, avec un casting et des dialogues très français. Mais ils ne voulaient pas parodier ce couple mythique de cinéma, mais en donner une vision moderne, avec un humour beaucoup plus noir à la Tarantino.

fabien nuryFabien Nuryxavier dorisonXavier Dorison

Tout cet album s'est nourri de cinéma. J'ai même travaillé comme dans les studios, en réalisant une sorte de bible graphique qui comprenait le design des personnages, des costumes, des armes, des véhicules. Ensuite, il y a eu une réécriture complète pour le médium bande dessinée. Nous nous sommes réunis tous les mois à Paris pour des séances de travail sur le scénario et le story-board. Comme dans l'histoire qu'ils racontaient, comme dans leur rêve de cinéma, ils voulaient créer une équipe qui allait travailler ensemble. On ne peut rêver plus belle expérience... »

Laurent Astier

1. publication en un seul volume

Sélection du Prix de la ville de Châteauroux Guy Vanhor 2015

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Présélection du Prix de la ville de Châteauroux Guy Vanhor 2015

 OPAC Sélection de notices

Le Prix de la Ville de Châteauroux - Eugène Hubert 2015

Habits, parures et costumes traditionnels en Berry

de Daniel Bernard

daniel bernardhabits parure et costumes traditionnels en berryDocteur en anthropologie sociale et historique, reconnu aujourd’hui comme l’un des meilleurs spécialistes des arts et traditions populaires du Berry, Daniel Bernard a publié de nombreux ouvrages concernant l’histoire du loup en France, l’ethnographie, le patrimoine et l’histoire du pays de George Sand.

Il vient de recevoir le Prix Eugène Hubert 2015 décerné par la ville de Châteauroux pour son nouvel ouvrage richement illustré Habits, parures et costumes traditionnels en Berry.

Depuis 1982, Daniel Bernard publie articles et synthèses sur le vêtement populaire berrichon, contribue à mettre en place des expositions réalisées par La Guérouée de Gâtines autour des parures et habits du peuple, tout en faisant réaliser de fidèles reproductions de costumes pour la scène au sein de cette association. Dans le sillage de Jean Favière, il a été l’un des premiers à analyser le costume traditionnel berrichon à partir d’un corpus de sources archivistiques élargies, sans négliger les innombrables fonds iconographiques et les pièces matérielles sauvées de l’injure du temps.

Son travail en archives respectant les méthodes de la science historique, allié à l’enquête de terrain propre à l’ethnologie a fait ainsi progresser l’analyse du costume en dépassant la vision folklorisante et caricaturale. Habits, parures et costumes traditionnels en Berry sorti en février 2015, apparaît comme la synthèse de trois décennies de recherches qui valorise le vestiaire populaire.

coiffe

Sélection du Prix de la ville de Châteauroux Eugène Hubert 2015

Prix pour les documentaires

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Présélection du Prix de la ville de Châteauroux Eugène Hubert 2015

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