Né à Châteauroux, le 13 juin 1904 ; mort à Neufmoutier-en-Brie, le 10 octobre 1946. Il est issu d'un milieu d'enseignants. Son père, Émile Goué, Inspecteur de l'enseignement primaire, meurt en 1913. Sa mère, Augustine Lebrun est nommée directrice de l'École normale de jeunes filles de Guéret, où la famille s'installe.

portrait emile goueIl bénéficie très jeune de cours particuliers de piano, il est ensuite inscrit au Conservatoire de Toulouse.

En 1921 il obtient les baccalauréats de Philosophie et de Mathématiques. À l'instar de Borodine, sa carrière scientifique et universitaire se doubla d'une pratique régulière de la musique.

Sa première œuvre pour piano connue, Brindilles, date de 1922. Il est licencié en sciences et mathématiques en 1924. Le 10 avril de la même année, un quatuor pour flûtes de sa composition est créé par les élèves du Conservatoire de Toulouse. Le 9 mars 1925 il est nommé à la direction de la Société musicale des étudiants et des élèves du Conservatoire de Toulouse. Il a détruit, malheureusement, ses œuvres de jeunesse.

Il effectue son service militaire à Poitiers et à Saint-Cloud. Il épouse Yvonne Burg en 1927. Il enseigne une année durant au lycée Mariette de Boulogne-sur-mer, puis il est muté à Agen.

En 1929, il est reçu deuxième à l'Agrégation de Physique. À partir de 1930 il enseigne la physique et la chimie au Lycée Montaigne de Bordeaux, puis est nommé en 1935 au Lycée Buffon à Paris.

Conseillé et encouragé par Albert Roussel, il approfondit ses études musicales qu'il acheva sous la direction de Charles Koechlin, lequel disait de lui en 1946 : « C’est avant tout un sensible, un lyrique. Cependant, il garde un constant besoin d’ordre : cartésien dont l’art ne s’abandonne pas à la fantaisie de l’improvisation… C’est infiniment sérieux, âpre souvent, étrange même, parfois assez austère, tragique aussi ».

En 1939 il obtient la chaire de mathématiques spéciales du Lycée Louis-le-Grand mais à la déclaration de guerre il est mobilisé comme lieutenant d'artillerie.

Fait prisonnier en juin 1940, il est interné pendant cinq années à Nienburg-sur-Weser. Il y compose ses œuvres de maturité, organise un orchestre de cinquante musiciens et une chorale, organise des concerts, donne des leçons d'écriture, d'esthétique et d'histoire musicales, mais aussi de physique.

Rapatrié en mai 1945, il ne put mener de front sa double activité de musicien et de professeur et succomba le 10 octobre 1946 des suites de sa captivité dans un sanatorium de la région parisienne. Il repose depuis au cimetière de Guéret dans la Creuse.

« On me demande souvent si tel ou tel évènement important serait capable de m’inspirer. Je réponds invariablement : Non, je fais exprès de ne pas me laisser influencer par les circonstances extérieures. C’est trop facile, et l’œuvre ainsi créée est trop anecdotique, sans valeur universelle »

Émile Goué

melodiesMélodies avec piano

quatuoracordesQuatuors à cordes

sonatepourviolonetpianoQuatuor à cordes no3, Sonate pour violon et piano

oeuvrepourpiano1L'œuvre pour piano (volume 1)

oeuvrepourpiano2L'œuvre pour piano (volume 2)

Dans les bacs de la discothèque

Quintette pour cordes et piano, Trio avec piano, Trois pièces pour quatuor (premier enregistrement mondial) par le Quatuor Joachim et Olivier Chauzu, Musique de chambre volume 2, collection du Festival international Albert-Roussel

Mélodies avec quatuor, Fleurs mortes, Duo, Trio, Sextuor à cordes (premier enregistrement mondial) par Damien Top, ténor et les musiciens de l'Orchestre du MET, Musique de chambre volume 3, collection du Festival international Albert-Roussel

Biographie

Émile Goué de Damien Top

Article

Émile Goué, physicien et musicien par Andrée Aujeu dans le magazine La Bouinotte n° 91 de mars 2005

site internet

le site des amis d'Émile Goué